27 mars 2008
Voici une perle découverte sur le blog du père Bruno L’hirondel. Il s’agit d’une vidéo en deux parties réalisée par le service des vocations des Etats-Unis - on y voit un frère franciscain du Bronx - pour parler de la vocation de prêtre.
- Première partie
- Deuxième partie
Il est clair que cette présentation à l’américaine peut être gênante, mettre mal à l’aise, dans la mesure où la musique et les images présentent parfois le prêtre comme un héros. Néanmoins, elle permet de contrebalancer la représentation habituelle qu’en ont la plupart des gens, à savoir un individu frustré, solitaire, décalé. Un peu comme on voit les séminaristes dans ce reportage de 1972.
18 mai 2008 at 18:58
Je connaissais le clip réalisé par le service des vocations américain, et, même si je suis effectivement… amusé ?… par son style, il y a de très belles choses qui sont dites, dans un mouvement entraînant !
J’ai en revanche découvert le reportage de 1972. Je ne reconnais pas grand-chose du séminaire tel qu’il peut être aujourd’hui ! Certaines opinions exprimées comme certaines choses montrées font plutôt mal au coeur, mais je préfèrerais en retenir une belle chose, dite avec foi par un mec qui, malgré tout, en veut : “c’est l’Esprit-Saint qui mène l’Eglise, et lui sait où il veut nous mener, même si nous ne savons pas nous-mêmes”. Une belle parole de confiance - de foi ! - dans une ambiance qui parle de joie mais qui nous montre (parce qu’elle veut nous la montrer, ou parce que c’était réellement le cas ? Je n’étais pas né, je n’en sais trop rien !) plutôt une ambiance morne et triste, où, sous prétexte de se débarrasser des bondieuseries, on a surtout oublié la soif de beau, de grand, d’exaltant !
RÉPONSE :
Nulle volonté de ma part de juger ces hommes. Le reportage est ancien, il correspond à une époque révolue, les images sont datées, le rythme bien lent. Du point de vue technique, la différence saute aux yeux, entre la dynamique actuelle américaine et un reportage du passée qui tire en longueur. Mais le doute qu’expriment les séminaristes participe aussi à donner cette “ambiance morne et triste”. Bien entendu, le reportage n’a pas été fait par un service catholique donc il ne s’attache pas à montrer l’appel, il omet pas mal la foi en Dieu comme une personne. Ce que le document du service des vocations américain corrige. C’est ce que je voulais montrer : malgré les excès sentimentaux de la vidéo américaine, il faut voir qu’elle cherche justement à modifier la perception que l’on a de l’Église et du prêtre. En présentant ce documentaire français, je ne voulais pas me moquer des séminaristes de l’époque, les juger, mais “sauver” le documentaire américain aux yeux de ceux qu’il peut agacer pour son style.
20 mai 2008 at 15:32
Nous sommes parfaitement d’accord, et je ne voulais point dire autre chose que vous !
Je voulais d’ailleurs (même si, en me relisant, je me rends compte que ce n’est pas ce qui ressort le plus de mon commentaire) montrer qu’il n’y a pas que du négatif dans ce reportage. J’en connais qui auraient bondi en le voyant ; pour ma part, malgré l’ambiance générale, et justement parce que je ne veux pas juger des personnes, surtout sur un seul document tourné avant ma naissance, je préfère chercher et trouver ce qui est positif. Il y en a, tant mieux !